En mai 2016, le Waterman hawaïen Kaï Lenny fait un gros buzz avec sa vidéo de SUP foil. Mais c’est le français Bruno André, qui a réellement défriché le terrain. Et il n’y avait qu’un pas à faire pour que le surf passe en mode trois dimensions !
Alors, les surfers n’ont pas vu ça d’un très bon œil ; mais certains ont changé d’avis lorsqu’ils ont commencé à ressentir cette sensation de voler. Même les surfers professionnels ont eu du mal à réfréner leur curiosité 🙂

Concrètement, débuter le Surf foil est-il plus difficile que le surf classique ? Et bien non.
Sportihome Magazine vous explique pourquoi et vous donne les bonnes astuces pour vous ouvrir les portes de la glisse 3.0 !

 

Le surf foil : les préliminaires

Takuma surf foil

Comme tous les supports équipés de foil, être un expert dans la discipline ; ici le surf, est un atout indéniable car cela facilite la progression.
Cependant, la poussée du foil que l’on ressent sous la planche est très déstabilisante et les appuis sont complètement différents. Vous devrez beaucoup jouer avec le haut du corps, notamment avec votre bassin, pour contrôler la hauteur de vol.

Évidemment, si vous maîtrisez à 90 % le passage de la position allongée à la position debout sur un longboard ou un mini Malibu, vous serez plus en confiance pour vous lancer dans votre première session de « foil-lie ».

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Droit dans le pentu ? Non…

La hauteur et la pente ne sont pas les critères qui définissent la bonne vague de surf foil.

L’énergie que délivre la vague est le point fondamental. Si elle casse brusquement, toute son énergie est absorbée par la mousse ; ce qui implique d’être au plus du point de déferlement lors du take off, d’où une prise de vitesse trop brusque.
Vos chances de voler sont donc minces, sauf sous l’eau !

La vague parfaite afin de débuter Surf Foil, n’est pas très formée et déroule loin du bord. Si elle casse puis se reforme, ce sera donc votre cavalière pour la journée. Et c’est justement parce que la vague délivrera une énergie constante que vous pourrez prendre votre temps lors du take off.

En effet, en surf classique, vous devez être au point de déferlement pour prendre de la vitesse et l’accélération soudaine vous oblige à être très tonique pour vous mettre debout.

Prendre les bonnes informations

débuter en Surf Foil

La précipitation et l’impatience sont vos pires ennemis pour progresser. Cela peut même être dangereux ! Car se faire brasser dans des vagues peu propices au surf foil est presque la garantie de se faire mal.

La veille et le jour même, consultez les sites de prévisions comme Surf Report ou Windguru. La houle se définie par sa hauteur et sa période, c’est-à-dire le temps qui s’écoule entre le passage de deux crêtes. Plus la période est grande, plus la houle vient de loin et plus les vagues seront puissantes.
La bonne session qui s’annonce est un swell d’un mètre avec 8 à 10 secondes de période. Au-delà de 10 secondes, vous allez vous faire secouer !

Quand vous êtes sur le spot, prenez le temps de poser vos fesses sur la plage afin de prendre la mesure du spot et d’identifier les dangers potentiels si vous ne connaissez pas le coin. Une vague de 40 cm avec de la période sera amplement suffisante !

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Le matos de Surf Foil

vague en foil

  •  Planche

Comme en SUP foil, la stabilité longitudinale, déterminée par la longueur et la répartition du volume, doivent guider votre choix.

Une planche stable aide à garder le foil à plat lorsque vous prendrez de la vitesse. Vu de dessus, le surf a une forme compacte, presque rectangulaire ce qui indique un volume réparti de façon homogène. De profil, la planche a une épaisseur constante. Trop fine à l’avant ou l’arrière, le flotteur est donc instable et le foil génère immédiatement une portance.

En termes de sensation, vous aurez l’impression de vous faire bousculer. Comme les distances parcourues sont plus grandes qu’en surf classique, elles sont presque multipliées par cinq, la glisse est aussi déterminante dans votre choix.
Voler c’est une chose, revenir au large à la rame en est une autre donc autant dépenser le moins d’énergie possible lors du replacement.

  •  Foil

La hauteur du mât et la surface de l’aile avant sont les critères de choix. La hauteur conseillée est entre 60 et 70 cm, pas plus. Au-delà, on se fait vite peur.

Comparée au SUP foil, la surface de l’aile est légèrement inférieure pour augmenter le contrôle. Quant à la construction, un surf foil en aluminium est suffisant pour débuter. En termes de poids, un foil carbone à l’avantage d’être moins lourd mais plus cher. Côte performances pures, vous ne sentirez pas ou très peu la différence.

 

Pour résumer : (gabarit moyen de 70-75 kg)
Volume : 35-50 litres
Longueur : 4’’-7’
Foil : mât de 60 à 70 cm – surface d’aile : environ 1200 cm2
Équipement : combinaison intégrale, chausson, casque

 

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