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Vous en avez déjà sûrement croisé sur les pistes. Ces drôles de vélo auxquels on aurait enlevé les roues pour les remplacer par des skis. Le snowscoot commence à se faire une place sur les pentes enneigées. Vous vous êtes sûrement demandés comment cela fonctionnait, quelles étaient les sensations mais aussi tout bonnement, comment faire pour remonter avec en téléski ? Sportihome Magazine répond à vos questions et vous emmène à la découverte de cet engin qu’est le snow scooter et de cette discipline à mi-chemin entre le ski/snow et le VTT de descente.

Le snowscoot, qu’est-ce que c’est ?

Le snowscoot s’impose de plus en plus dans les stations de ski françaises et permet de toucher du doigt des sensations entre le snowboard, le BMX et le VTT. Une fois la prise en main effectuée, il offre une nouvelle expression de glisse sur neige que ce soit sur piste, en freeride ou en freestyle.

Le snowscoot a fait son apparition en 1991. Il est une invention à mettre au crédit du rider pro BMX, Franck Pétou. L’idée était pour lui de retrouver les sensations de sa discipline sur la neige. Il fait breveter son invention et la fait connaître à travers le monde. En 1995 les premiers championnats du monde sont organisés à Avoriaz. La discipline se démocratise et est présentée aux Jeux Olympiques d’hiver de Turin en 2006. Elle compterait aujourd’hui une dizaine de milliers de pratiquants en France.

Comment faire du snowscoot ski ?

Le snow scooter est composé de deux planches proches de celles d’un snowboard, d’un cadre et d’un guidon qui permet de diriger le patin avant. Certains sont même dotés d’une fourche voire d’un siège.

Il existe également la trottinette des neiges qui s’apparente à un snow scooter mais présente un cadre plus droit et haut ainsi que des patins plus étroits.

La pratique du snowscoot demande équilibre, adresse, coordination et fait travailler l’ensemble du corps. Les deux pieds sont joints et tenus par une sangle. Ils sont cependant facilement détachables ce qui permet de sortir un pied et de s’en aider afin de négocier une courbe, rattraper une faute de carre ou même se donner plus d’élan.

Le mouvement de virage est initié par le guidon. Il s’agit de basculer ensuite son poids sur sa jambe à l’intérieur afin d’utiliser les carres des patins pour accrocher la neige et réaliser son virage. Au moment du virage le rider fléchit ses genoux et se place vers l’avant puis doit basculer son poids vers l’arrière afin de contrôler le dérapage du patin arrière. Nous conseillons de prendre quelques cours d’initiation avant de débuter en autonomie afin de bien comprendre le fonctionnement de la machine sur la neige et comment la diriger efficacement.

Et pour freiner ?

Comme vous vous en doutiez sûrement, le snowscoot est dépourvu de frein. C’est, comme en ski ou en snow, l’enchaînement des virages et leur courbure qui vont permettre au rideur de gérer sa vitesse en allant chercher à ce que les carres des patins mordent la neige. De quoi envoyer un beau nuage de poudreuse au moment de s’arrêter une fois l’engin maîtrisé.

Pas de difficultés particulières pour les remontées mécaniques

snowscoot ski

© snow-scoot.fr

Il est finalement assez aisé de prendre les remontées mécaniques avec un snowscoot. Durant un trajet en téléski, il suffit de garder la position initiale, à savoir les deux pieds dans la sangle, et de positionner la perche entre ses jambes. Il s’agit de garder un certain équilibre et une trajectoire rectiligne tout en ajustant avec le guidon. Sur un télésiège, il suffit de poser sur les cales pieds tout en gardant le guidon en main. Pas de peur, un leash attaché à votre cheville et relié à au snowscoot vous permettra de ne pas le laisser vous échapper que ce soit dans les airs ou sur la piste. Vous pouvez également garder au moins un pied dans la sangle.

Quel équipement ?

En plus de la traditionnelle combinaison de ski et du masque, il est conseillé de vous munir d’un casque voire même de genouillères et d’une dorsale afin de pratiquer le snowscoot. Se lancer dans une nouvelle discipline de glisse engendre souvent de se confronter à la chute. Quant aux chaussures à porter dans le cadre du snowscoot, vous êtes relativement libres. Des chaussures de snow feront l’affaire, tout comme des après-ski voire même des chaussures de randonnée bien couvrantes et imperméables.

Un snowscoot fait autour d’une dizaine de kilos. Ce poids varie quelque peu en fonction de si l’engin possède des suspensions, simple, double ou triple. Les modèles tout-suspendus sont généralement plus chers mais permettent d’obtenir un meilleur confort de glisse et de pratiquer le freeride. Ils se rapprochent des sensations propres au VTT.

Quel snowscoot choisir ?

Comme nous vous le disions, la différence majeure entre les modèles de snow scooter tient dans les suspensions. Il en existe des rigides, semi-rigides et tout-suspendus. Certains ont également un siège et d’autres présentent un double patin arrière. Ces nouveaux snowscoots répondent à différentes appellations comme skibike ou snowbike mais restent relativement dans la même veine qu’un snow scooter classique. Il vous faudra débourser autour de 900 euros pour un snow scooter. Il existe cependant de nombreuses occasions à saisir sur la toile. La location d’un snowscoot vous coûtera entre 20 et 50 euros la journée selon les stations.

Où faire du snow scoot ?

Saint-Lary, Font-Romeu, Tignes, La Plagne, Les Arcs, La Clusaz…de nombreuses stations ont commencé à ouvrir leurs portes, et leurs pistes, aux snow scooters. Vous y trouverez également de quoi en louer pour vous y essayer à la journée ! Profitez-en donc pour trouver notre location de vacances à la montagne avec Sportihome !

Antoine Jézéquel


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