-Rencontre avec Olivia piana – SUP RACE/IQ Foil/Wing Foil

→ Ne loupez pas ses 6 conseils pour assurer en SUP RACE !

Fiche technique : Olivia Piana

Débarquement sur terre : Le 5 mars 1991
1ère année de pratique : C’était en 2008, pendant mes vacances à l’île de Ré ! En effet, il n’y avait pas assez de vent pour faire de la planche à voile ; et c’est à ce moment là que j’ai découvert le Stand Up Paddle dans les vagues.
Surfer une vague sans voile, j’ai adoré 🙂
Discipline favorite : Le Stand Up Paddle Race, des courses de vitesse : longue distance et course technique (beach race).
Première compétition : C’était une petite course à Six-Fours-Les-Plages, mais ma vraie première compétition c’était l’Open Stand Up Paddle de Lyon sur le Rhône en 2011
Ton prochain défi : Il y a la Moloka’i Hoe, une course à Hawaï de 50 km que j’aimerais bien faire. Sinon m’entraîner et intégrer l’équipe de France d’IQ Foil. J’ai vraiment l’objectif de Paris 2024 à long terme dans 3 ans.
Sinon professionnellement parlant, on va sortir des planches pro model avec Takoon. On va faire aussi une planche de downwind en paddle pour le foil et une planche de wing. C’est pas vraiment un défi sportif mais de façon professionnel pouvoir proposer des planches qui fonctionnent bien pour les gens c’est hyper enrichissant. Ça peut être mon défi fou d’ici la fin de l’année, d’avoir mon nom sur des planches qui plaisent aux gens.

sup race olivia piana Olivia Piana, en SUP Race

Palmarès le plus récent : 2ème à l’Euro Tour 2019. Double Championne de France technical race, longue distance.
Une rideuse qui t’inspire : Candice Appleby, la Star Américaine du SUP depuis plusieurs années. Elle est très performante et humble à la fois. Elle transmet de belles valeurs, elle respecte ses concurrentes et même quand elle perd, elle distribue des hugs à toute la clic.
Ton point fort : La glisse ! Comme je viens du windsurf, j’ai une bonne lecture des vagues et du vent.
Meilleur trip : Le Sri Lanka en 2012 pour un reportage de Stand Up Paddle et Windsurf entre potes.
Meilleur souvenir de compétition : C’était en 2012 à Hawaï, à la fin de ma toute première saison de compétition en SUP. Je me suis retrouvée en time break face à l’hawaïenne Shannon Bell pour départager l’égalité de la troisième place de la finale des Sprints SUWS (circuit coupe du monde). Ce jour là il y avait de belles vagues et malgré l’avance de Shannon j’ai remporté la course d’un 10ème de planche (30cm) en prenant une vague au tout dernier moment ! C’était dingue ! Il y avait des légendes comme Robby Naish et Dave Kalama qui nous faisaient signe depuis la falaise.
Trip de tes rêves : J’aimerais voyager au Tibet ou au Népal, en sac à dos pour m’imprégner de cet endroit intriguant et de cette culture qui m’attire. Je ne pense pas y amener un Stand Up Paddle, même pas un gonflable 🙂 Une façon de déconnecter et de s’ouvrir à autre chose.
Sponsors : Rogue Stand up Paddle, Itiwit, Takoon, Pileje, Nunti-Sunya, Comme avant, Sportihome, AC Boulogne Billancourt.
Pourquoi utilises-tu Sportihome ? : Je réserve mes logements via Sportihome car les logements sont de qualité et c’est plus humain qu’une autre plateforme. Ce qui me plaît c’est que tu peux partager tes expériences avec ton hôte en mode StaySharePlay.
Ton dernier séjour Sportihome c’était comment ?: C’était pour le Vent des Glisses de 2020. C’était dans un camping, c’est une femme qui m’accueillait tous les ans, et tu créés un lien proche avec les gens qui sont attentionnées et hyper ouvert et qui mettent vraiment l’accent sur le côté humain. Ils veulent aussi te faire découvrir leur coin, par le sport ou même par d’autres moyens. C’est ça que j’adore avec Sportihome, le concept est top !

Interview d’Olivia Piana

sup itiwit

Sportihome Mag: « Salut Olivia, peux-tu nous dire depuis quand pratiques-tu le stand up paddle ? Quels souvenirs gardes-tu de ta première session ? »
J’ai essayé le SUP pour la première fois en 2008 dans de petites vagues. Prendre des vagues sans voile m’a fait découvrir de nouvelles sensations, j’ai adoré. Ce qui est top avec le SUP, c’est qu’il n’y a pas de restriction de vent ou de vague. Tu peux en faire partout, tout le temps !

Sportihome Mag: « Est-ce que tu peux nous expliquer un peu mieux les différentes catégories ? »
On peut faire du SUP en balade, en surf, en course, en rivière et c’est aussi hyper agréable de faire du yoga sur un SUP avec la proximité directe de « mer » nature qui apporte un apaisement hors norme.

En compétition, il y existe deux disciplines :

– Le SUP Surf qui fonctionne de la même façon que le surf : les riders se rencontrent dans un temps donné, allant de 15’-30’ en fonction de série, leurs manœuvres et leurs styles sont notés par des juges.
– Le SUP Race, qui se décline en trois disciplines :

    • La Beach Race ou Technical Race. Une course de trois à 5km se déroulant en bord de plage sous forme de boucle avec de nombreux virages. C’est le format spectaculaire, plein de rebondissements, surtout quand la course se fait dans les vagues. (comme aux Pacific Paddle Games en Californie)
    • La Longue Distance, qui est une course entre 10 et 20 km, avec des trajectoires assez rectilignes.
    • Le 200 mètres, c’est une toute nouvelle discipline qui va apporter une belle visibilité.

Sportihome Mag: « Pourquoi est-ce que tu as fait de la race ta discipline favorite ? »
J’ai grandi à Digne-les-bains dans les Alpes-de-Haute-Provence et là-bas vu que je ne pouvais pas profiter de la mer, j’ai profité de la montagne. J’adorais le VTT et au final je me suis retrouvée dans un club de triathlon hyper convivial.
Je faisais de la planche à voile le week-end et pendant les vacances. Et le jour où j’ai découvert le SUP race, l’alliance des deux mondes que j’aimais s’est faite naturellement.

Sportihome Mag: « Quel a été ton premier trip hors compétition pour le SUP ? »
C’était en 2012, au Sri Lanka avec des amis dans le cadre d’un reportage de SUP et de Windsurf.
Au-delà des super conditions de surf et de nav j’ai été touchée par tout le charme culturel de ce pays, cette biodiversité de religions qui, dans l’art de cohabiter apportent une dimension sociale extraordinaire. Et toute cette nature luxuriante pour couronner le tout.

Sportihome Mag : « On voit que les SUP gonflables se développent de plus en plus qu’en penses-tu ? »
Je trouve que l’évolution du gonflable est incroyable. Aujourd’hui on fait des planches de surf gonflables, des planches de SUP race qui fonctionnent très bien et avec l’avantage de la compacité. Des fois je prends le train, je pars dans des clubs et j’ai ma valise avec moi et c’est parti quoi.

Du coup là avec Decathlon on développe des planches de la marque Itiwit. On a fait aussi une pagaie là qui va sortir bientôt soit cet été soit fin d’année.

Olivia Piana en dehors du SUP RACE

olivia piana wing foil

Sportihome Mag : « Dernièrement tu as troquée ta planche de paddle pour faire du wing foil, que penses-tu de cette nouvelle discipline ? »
Le foil apporte de nouvelles sensations. Ce que j’adore avec la wing c’est que c’est hyper polyvalent et qu’on peut naviguer partout avec un vent plus léger qu’en windsurf ou en kite. Même dans les conditions qui étaient pas terribles pour les autres sports avant.
Du coup en ce moment je fais beaucoup plus de foil que de SUP race. J’ai aussi démarré ma préparation olympique pour Paris 2024 en IQ foil, qui sera le nouveau support de planche à voile pour ces Jeux Olympiques.
Sinon je garde le paddle en préparation physique, quand il y a des courses que j’ai jamais faites avec des beaux parcours mais moins qu’avant quand même.

Sportihome Mag : » Tu as aussi remporté il y a pas longtemps le Mondial du Vent comme un autre ambassadeur Sportihome, Titouan Galea, du coup comme lui est-ce que tu vas aussi faire les autres étapes de la Coupe du Monde ? »
Oui c’est prévu. D’ailleurs la prochaine c’est en Août en Suisse, ensuite il y aura le Maroc et le Brésil.

Sportihome Mag : « Tu utilises pas mal le foil, que ça soit du wing ou autre, qu’est-ce-que ça t’apportes en plus d’une planche classique de surf ou de paddle, sans foil ? »
La grande différence qu’il y a c’est qu’on va pas être contraint par un plan d’eau qui n’est pas « clean ». On peut vraiment s’éclater même avec des mauvaises conditions, typiquement marseillaises. Hier soir on était sur le Prado, il y a les digues et du vent et on peut quand même passer au-dessus de ces mouvements d’eau qui avant étaient gênants.

Sportihome Mag : « Quelles sont tes prochaines échéances et compétitions que tu comptes faire ? »
Il y a la Coupe du Monde de wing foil sur le lac de Silvaplana en Suisse en Août, du 12 au 15. Ensuite ça s’enchaîne sur le même spot du 16 au 22 août avec les mondiaux d’IQ Foil.

olivia piana IQ foil

2021 © Martina Orsini – International IQFOIL Association – Unileva Sailing – Canottieri Garda Saló

Sportihome Mag : » Est-ce qu’il t’arrives de souvent changer et mixer les disciplines en dehors du SUP ? »
Oui carrément, ça varie en fonction des conditions. S’il y a vraiment pas beaucoup de vent je peux faire du SUP race ou de la muscu. S’il y a un vent médium entre 10 et 20 noeuds l’IQ foil c’est top pour ça. Une fois que le vent est bien en place ça passe en wing foil l’aprem ou le soir quand les vagues sont calées. Je trouve qu’il y a une énorme complémentarité entre les sports sur le foil. On s’ennuie jamais, on apprend tout le temps des nouvelles choses sur les pratiques, on peut faire les transferts entre les disciplines. Ça permet de surtout de naviguer sur une grande variété de spots. Ne pas être toujours sur les mêmes endroits.
En plus j’essaye de me modernise un peu, j’ai vraiment l’objectif olympique en tête avec l’IQ foil, même si c’est dans 3 ans.
En plus les épreuves se dérouleront à Marseille à la maison.
Et en wing, j’ai bien envie de m’exprimer comme il faut. Là je me recentre sur ses deux sports.

Sportihome Mag: « Comment organises-tu tes déplacements, seule ou en groupe et comment gères-tu le logement ? »
Lorsque je voyage avec l’Equipe de France tout est pris en charge, on est traité comme des rois. Lorsque je voyage seule, ce sont mes sponsors qui financent mes déplacements.
Pour le logement, je loge souvent chez des locaux ou chez des amis, ça m’arrive aussi de louer une maison avec d’autres riders, et en dernier recours, je vais à l’hôtel si je n’ai pas trouvé d’autre solution.
Pendant mon dernier trip aux Etats-Unis, j’ai été accueillie par la famille d’un ami. Ils m’ont d’ailleurs fait découvrir un tas de choses que je n’aurais même pas soupçonné et on a partagé de super moments ensemble. A chaque fois il y a tellement un super feeling que j’ai une petite pointe au coeur de devoir repartir.

Sportihome Mag: « Sportihome.com propose aux riders de toute la planète de partager leur passion et leurs logements à proximité des spots. Penses-tu que cela puisse agrandir notre communauté et serais-tu prête à voyager Sportihome ? »
J’aime le concept, loger chez des personnes qui ont la même passion que toi, ça apporte réellement un plus.
Oui, je serai prête à l’utiliser, pourquoi pas… Après je pense qu’ il faut se familiariser avec ce nouveau service, comme je ne savais pas que ça existait, je n’y avais pas pensé. En fait, c’est comme Facebook au début on se demandait à quoi ça pouvait servir sans s’imaginer l’engouement que ça allait provoquer.

Sportihome Mag: « Serais-tu prête à héberger des surfeurs chez toi et leur faire découvrir ton home spot en SUP ?«
Héberger quelqu’un que je ne connais pas, ce n’est pas mon truc. Surtout qu’en tant qu’athlète de haut niveau on est déjà très sollicité, j’ai besoin de couper pour ma vie privée.

Par contre, pour une sortie SUP carrément 🙂

Sportihome Mag: « D’ailleurs, quel spot conseillerais-tu autour de chez toi ?«
Le plus beau spot c’est la calanque d’En-Vau, vers Cassis. Pas contre ce n’est pas super accessible.
Il faut partir de Cassis en direction de Sormiou et ramer pendant une bonne heure pour les 100% débutants. Ca secoue pas mal avec les vagues de backwash qui tapent contre la falaise et qui reviennent vers toi.

>> Pour découvrir le site web d’Olivia Piana, c’est par ICI ! <<

D’ailleurs, retrouvez Olivia Piana dans sa préparation pour Paris 2024 sur ses Réseaux sociaux !

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Alors, si vous êtes vous aussi passionné de SUP, n’hésitez pas à visiter le site www.sportihome.com pour partager vos meilleurs spots et découvrir ceux qui vous correspondent !

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