spot_img
AccueilDécouverteLe longe cote, sport à découvrir

Le longe cote, sport à découvrir

Cela fait maintenant quelques années que le longe côte existe. La discipline est de plus en plus pratiquée. Tant et si bien qu’il n’est désormais plus très rare de croiser un groupe de personnes remonter votre plage. Initialement créée par un entraineur d’aviron dunkerquois, la discipline n’est plus qu’un simple entraînement. L’homme ne pouvait pas imaginer que son idée d’entraînement pour les équipes d’aviron se muerait en un sport à part entière. Aujourd’hui, on retrouve le longe cote comme branche de la FFR (Fédération Française de Randonnée). La pratique est donc aujourd’hui codifiée et il existe des coachs diplômés de longe côte.

Apparaissant comme une pratique accessible à tous, la discipline est parfois injustement mal estimée. Afin de pouvoir se faire plaisir en toute sécurité, il est important de cocher quelques prérequis. Au-delà de l’aspect ludique, le longe côte offre un grand nombre de bienfaits pour notre santé. Évidemment comme tout sport, la discipline à sa part de risque. Celle-ci peut-être maitrisée moyennant quelques principes de base. Le longe côte, c’est également du matériel et de l’équipement spécifique. Si vous êtes intéressé ou même que vous ne connaissez pas le longe côte, Sportihome Magazine vous éclaire. Alors chers sporti’lecteurs, jetez vous à l’eau direction la communauté longe côte !

Trouvez votre logement en bord de côtes avec Sportihome !

Le longe côte, un sport de vieux ?

Malheureusement, le longe côte, qui est une discipline récente (2005), souffre d’une méconnaissance du grand public. Elle est ainsi assimilée à un sport dédié au troisième âge car « accessible » et « doux ». La réalité est pourtant assez éloignée. S’il fallait user d’un seul argument, pourquoi pas celui-ci : le sport fut inventé pour la préparation physique de jeunes hommes athlètes de haut niveau et compétiteurs en aviron. Vous l’aurez compris, si le sport est accessible à tous, rien ne vous empêche de faire monter le niveau et la difficulté.

Quelques bases pour comprendre la discipline

côte littoral

Il ne s’agit pas de marcher bêtement dans l’eau. Le longe côte est bien plus subtil et intéressant. La discipline conciste donc à s’immerger entre le nombril et les aisselles. En conséquence, les plus petits pourront pratiquer proche du bord tandis que les plus grands devront s’éloigner davantage de la plage. Vous pouvez pratiquer avec une pagaie, avec des gants palmés ou même en simple marche. Il faudra ensuite avancer en tenant compte de la profondeur, des courants, de la marée, des obstacles, du vent et de divers autres facteurs.

Précisément à cause de ces différents facteurs, il est fortement conseillé de toujours pratiquer en groupe et si possible avec au moins une personne qualifiée. Il faut également regarder l’horaire de marée afin d’éviter les mauvaises surprises. La vitesse du vent à également une importance capitale. Du reste, mieux vaut connaître le site et la nature de son fond, mais aussi les courants environnants. Sans quoi, vous risqueriez de vous blesser ou d’être emmené au large. Prenez bien sûr en compte la température de l’eau et vos capacités physiques afin de réduire les risques de vous trouver en situation de détresse.

Pourquoi se mettre au longe côte ?

Pour l’accessibilité

Il s’agit d’un sport accessible, car tout le monde peut adapter la pratique à son niveau et gérer son effort, sa vitesse, la difficulté, la durée, etc. En conséquence, vous pouvez foncer et vous mettre dans le rouge si vous êtes un jeune compétiteur dans l’âme. Mais vous pouvez tout autant vous ménager dans une activité physique de maintien si vous êtes peu sportif, partiellement handicapé ou relativement âgé.

Pour l’aspect communautaire

Le longe côte est en effet, relativement communautaire. La raison principale est qu’il vaut mieux ne pas pratiquer seul. De plus, en fonction de votre rythme, vous avez la possibilité de discuter et d’échanger pendant votre pratique. On le sait, échange et dépassement forment une formule propice pour nouer des liens.

Parce que c’est fun

Si vous ne voyez pas trop le fun dans le fait de se mettre à l’eau par 8 degrés en Bretagne, c’est compréhensible. Cependant, un simple essai pourrait bien vous convaincre du contraire. En effet, il y a un aspect grisant à faire ce que peu de gens font, à se jeter à l’eau et à poursuivre des objectifs communs. De plus, personne ne vous oblige à faire ça dans le froid.

Pour les nombreux bienfaits du longe côte !

Voilà peut-être le meilleur des arguments. En effet, le fait d’être dans l’eau permet de faciliter la marche aquatique comparée à la marche normale. L’eau surtout lorsqu’elle est salée offre une certaine portance. C’est notamment intéressant pour les personnes souffrant d’obésité ou encore d’arthrose et autres problèmes assimilés. L’eau vous soulage d’une bonne part de votre masse à portée. Paradoxalement, l’eau est en moyenne 25 fois moins fluide que l’air. Cette composante viendra donc s’opposer à votre mouvement, rendant chaque déplacement plus complexe et énergivore.

L’activité sera donc rendue plus complexe et votre cœur sera d’autant plus sollicité. En parallèle, c’est l’ensemble de votre corps qui travaillera, permettant un travail polyarticulaire c’est à dire global. En somme, il s’agit d’un bon moyen de mettre tout votre corps à l’épreuve. Vous n’en sortirez qu’en meilleure santé. Le fait d’être dehors vous permet également d’être exposé aux UVs qui dans des quantités raisonnables sont excellents pour votre corps. Notamment, dans le cadre de la synthétisation de la vitamine D. L’eau froide a également un effet positif sur votre corps à un tas de niveaux, à condition bien sûr de ne pas pousser trop loin dans l’hypothermie !

En bref, c’est top pour votre santé, et même pour votre mentale donc si vous avez l’occasion, essayez !

Quels sont les équipements longe côte à avoir ?

chaussons de marche aquatique

Le plus important, c’est la sécurité. Il vous faudra donc un gilet flottant ou une bouée de secours même si la meilleure des sécurités reste d’être à plusieurs ! Ensuite, il faudra acheter des chaussons de marche aquatique que ce soit pour du longe côte en lac ou pour de la marche en eau de mer. En l’absence de chaussons, vous prenez le risque de vous ouvrir copieusement les pieds sur les fonds.

Même si vous connaissez les lieux, vous n’êtes jamais à l’abri, les chaussons sont une vraie valeur sûre ! Il vous en coûtera environ une quarantaire d’euros. Potentiellement, il vous faudra une combinaison si vous n’avez pas la chance de pouvoir pratiquer dans des eaux suffisamment chaudes. Une bonne combinaison vous coûtera facilement 150 €, mais sera appelée à durer dans le temps.

En parallèle, vous pourrez avoir besoin d’un tas d’autres choses. Un sac étanche peut-être utile si vous transportez beaucoup d’affaires. Sinon, une simple poche étanche pour votre téléphone et vos clefs peut suffire. Il peut également vous falloir une pagaie ou des gants palmées si vous souhaitez vous aider. Des gants étanches peuvent être utiles si l’eau est froide. Globalement, vous pouvez vous équiper avec des basiques pour moins de 200 €.

Les risques du longe côte

On l’a dit, comme tous les sports, le longe côte présente un risque qui peut être tempéré en prenant des précautions. Voici une liste non-exhaustive de problèmes pouvant survenir ainsi que des moyens de se prémunir au maximum.

  1. Pour tous les problèmes qui vont suivre, le mieux est de toujours être en groupe et accompagné d’un professionnel.
  2. Le risque cardiaque : une petite visite chez le médecin préalable à la pratique et une bonne gestion de l’effort devrait vous éviter le pire.
  3. La noyade : un gilet flottant et/ou une bouée flottante devrait suffire à vous éviter de couler le temps qu’un camarade vous repêche.
  4. La blessure : le plus grand risque vient d’une coupure ou d’une perforation au niveau des pieds d’où l’importance des chaussons.
  5. L’hypothermie : pour ça, il faut avoir une combinaison adaptée et ne pas prendre le risque lorsque l’eau est trop froide. Mieux vaut rater une séance que de s’offrir un petit tour à l’hôpital.
  6. L’addiction à la pratique : de ce côté-là rien de grave à l’horizon, tout devrait bien se passer !

Pour retrouver les règles de sécurité de la FFR, c’est ICI.

Zoltàn Mayer


D’autres articles qui devraient vous plaire :

Bodyboard : quelques conseils pour performer cet été
Quel sport de glisse aquatique essayer cet été ?
5 Bonnes raisons de commencer la plongée
Randonnée aquatique : les meilleures descentes en France
Le guide de l’équipement trail pour être bien préparé

derniers articles
Ils l'ont fait 💪
- Advertisment -spot_img