Avant les vagues molles et peu pentues étaient une source de frustration mais grâce au foil, ces ondes deviennent des conditions parfaites !
A moins d’avoir hiberner dans les méandres du Népal ces dernières années, difficile d’ignorer que le foil a révolutionné les sports nautiques.
Autrefois destiné à un cercle très fermé de pratiquants, voler au-dessus de l’eau est devenu accessible grâce à l’évolution du matériel.
Si vous trépignez d’impatience d’essayer mais que vous avez quelques réticences à franchir le cap alors l’équipe de Sportihome Magazine vous donne tous les bons conseils pour débuter le SUP Foil en toute sérénité. Bon vol !

 

La base du Stand Up Paddle Foil

Stand Up Paddle Foil sécurité

Savoir prendre une vague en SUP classique est indispensable, mais c’est surtout votre technique de rame qui facilitera la progression en Stand Up Paddle Foil .
Vous devez être capable de prendre une vague avec les pieds déjà en position de surf, c’est-à-dire placés sur l’axe longitudinal – dans le sens de la longueur de la planche. Vous pouvez aussi démarrer les pieds placés sur la largueur de la planche.
En revanche, la transition de la position de déplacement à celle de surf est une source de chute pendant la prise de vitesse au take off. Avoir les pieds déjà bien placés assure un meilleur contrôle du foil lors de l’accélération.

Au-delà de l’aspect purement technique du SUP, savoir choisir les bonnes conditions pour débuter et progresser en sécurité est primordial.
Et pour être encore plus en confiance, nous vous conseillons une combinaison intégrale, des chaussons et un casque. Certes le style en prend un coup mais vous serez protégé des chocs. Si la gamelle est un art, il est en tout cas difficile à maîtriser au début…

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La vague parfaite…

… N’est pas la plus pentue, ni la plus la plus puissante donc inutile de se mettre au lineup avec les surfeurs bien au contraire ! Si elle est loin du bord et semble toute molle – elle déferle, elle déferle pas et vient s’échouer nonchalamment sur la plage dans l’indifférence la plus totale des surfeurs – c’est elle qu’il vous faut pour voler ! La pente n’est donc pas le critère fondamental pour analyser les conditions.

En Stand Up Paddle Foil, ça se passe sous l’eau bien que l’on cherche à voler au dessus de l’élément liquide.
L’analyse des conditions et la patience sont vos meilleurs atouts pour apprendre les bases du SUP Foil sans se faire peur et assurer sa sécurité ainsi que celle des autres pratiquants. Oui de la patience, il en faut car la nature ne vous fera pas de cadeau.

Avant d’affronter le grand large

  •  La pente n’est pas un critère fondamental, c’est la façon dont se comporte la vague. En SUP foil, on cherche à cerner quelle onde apportera la meilleure source d’énergie pour faciliter la transition déplacement à la rame/vol.
  •  Assurez-vous d’avoir un niveau d’eau suffisant. Si vous êtes sur la côte Atlantique (où ailleurs dans le monde), vérifiez les horaires de marées pour éviter un planter de bâton dans les règles de l’art. Les bancs de sable peuvent être très fourbes et, surtout, ils se déplacent donc prenez le temps de bien observer le plan d’eau.
  •  Choisissez une vague loin du bord. Elle doit casser progressivement et se reformer après que la mousse a déferlé. Cela signifie que toute l’énergie est restée dans la vague et ne s’est pas dissipé dans l’écume.

 

Hauteur et période d’une vague

La houle est l’onde qui se déplace sous l’eau avant de se transformer en vague quand elle entre en contact avec le fond. La hauteur et la période sont deux critères qui vous permettront de cerner quelles vagues apporteront la source d’énergie la plus adaptée pour vos premiers essais.
Au préalable, prenez des informations sur les conditions à venir, la veille et le jour même. Par exemple, une annoncée de 1 mètre avec 9 à 10 secondes de période offrira les meilleures conditions que la même hauteur avec 16 secondes de période.

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Le matériel pour faire du SUP Foil

Fred Diaw, co-fondateur de Sportihome

 

● Planche

La stabilité longitudinale, déterminée par la longueur et la répartition du volume, est le facteur principal à prendre en compte dans le choix de la planche. En effet, il faut une planche stable afin de garder le foil à plat lors du take off.
Si votre planche se cabre trop facilement ou à tendance à avoir le nez qui s’enfonce sous l’eau, le foil génère immédiatement de la portance qui vous conduira rapidement à la rencontre de la faune sous-marine !
Côté largeur en foil l’idéal est à mesure qu’on progresse c’est d’être le moins large possible <28’. Si ça peut sembler challenging quand un débute sachez que le foil va avoir un effet de quille et être bien plus stable qu’avec des dérives de surf !

Une planche compacte, avec un volume équitablement réparti sur toute la longueur garanti une bonne stabilité. Avant d’assécher votre tirelire, essayez différents modèles. Il est important d’avoir une planche qui glisse très bien car cela limite les pertes d’énergies inutiles notamment lorsque que l’on va vers le large et qu’il faut franchir quelques mousses. C’est lors de cette phase que l’on se fatigue le plus et si vous arrivez les jambes tremblantes au large alors vous manquerez d’explosivité lors du take off.

La bonne nouvelle c’est que vous pouvez tout a fait demander à votre shaper local de vous ajouter les boitiers de fixation du foil sur votre SUP actuel pour vous faire votre propre hybride.

● Foil

Deux éléments fondamentaux sont à prendre en compte dans le choix du foil : la hauteur du mât et la surface de l’aile avant. Un mât de 60 cm est parfait pour débuter, voire 70 cm.
Quant à l’aile, elle doit être volumineuse, c’est-à-dire avec un profil marqué et une surface relativement importante, entre 1200 et 1400 cm2.

Ensuite pour les plus techniciens d’entre vous qui se posent l’éternelle question de l’alu versus le full carbone.
Deux choses à savoir : outre l’écart de prix souvent exorbitant, il faut déjà avoir un très bon niveau pour sentir et exploiter une différence de performance.
D’autre part un full carbone flotte, ce qui veut dire qu’en cas de chute, contrairement à l’alu qui à tendance à couler légèrement et freiner la planche, le carbone met la planche sur la tranche et vous attends…

● Pagaie

Oubliez les pagaies en aluminium qui n’ont passez de répondant lors de la phase d’accélération.
Cependant, il faut au moins que le manche soit en fibre de verre ; car la pagaie encaissera mieux les efforts et apporte un effet coup de fouet non négligeable lors des passages de mousses ou du démarrage sur la vague.

planche pagaie

 

Alors, prêts à franchir le cap ? Partagez-nous vos plus belles images avec le @Sportihome !

 

Pour résumer (gabarit moyen de 70-75 kg)
Volume : 125-150 litres
Longueur : 7’10’’-9’
Largeur : visez le plus étroit que vous vous sentez maitriser idéalement entre 26’ et 30’
Pagaie : +5 à 10 cm /longueur SUP classique (construction fibre de verre ou carbone) pour compenser l’épaisseur de la planche
Surface de pale de la pagaie: S à XS
Foil : mât de 60 à 80 cm (grand maximum) – surface d’aile : 1200 à 1400 cm2
Sécurité : Casque, veste d’impact, savoir bien faire du SUP Surf et se tenir le plus loin possibles des autres surfeurs, baigneurs etc !

 


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