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Street Workout : Guide et programme pour débuter

Le street workout est un sport qui gagne de plus en plus en popularité. Peut-être avez-vous envie de vous y mettre, mais vous ne savez pas vraiment par où commencer. Cet article est fait pour vous. On y aborde toutes les étapes importantes, lieu, échauffement, méthodes, risques, matériel et bien plus encore. Cet article est écrit avec la collaboration d’un pratiquant chevronné en street workout : Alexandre Lescot.

On ne vous promettra pas de devenir le prochain champion du monde de street workout. En revanche, vous pourriez acquérir un excellent niveau ou simplement faire de l’activité physique. Préparez-vous, car nous allons embarquer dans le monde extrêmement stimulant du street !

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Street Workout : quel lieu pour s’entraîner ?

Déjà, pas besoin de salle de sport, l’énorme avantage du street workout, c’est qu’il se pratique potentiellement partout. Vous pouvez donc vous entraîner chez vous. Évidemment, s’entraîner à domicile n’est pas le forcément le plus stimulant. Vous pourrez y réaliser les principaux exercices de base. En revanche, vous serez vite limité en matière d’évolution par les infrastructures. Notamment, si vous souhaitez faire évoluer votre niveau en freestyle. L’entraînement de rue est le plus atypique mais clairement pas le plus efficace pour le renforcement musculaire.

Vous pouvez également exploiter le mobilier urbain, comme à l’origine du mouvement. Une barrière, un poteau électrique, un arbre ou encore un mur, deviendront alors votre terrain de jeu. L’environnement extérieur est vraiment stimulant, car il demande une bonne dose de curiosité et d’ingéniosité. À vous de trouver le meilleur spot ou comment utiliser telle ou telle infrastructure. On pourrait presque y voir une forme de détournement artistique du mobilier urbain. Pour les plus aventureux, sachez que les contraintes seront tout de même nombreuses. Tous les lieux ne s’y prêtent pas et l’environnement n’est pas vraiment sécurisé.

Meilleures options pour un programme street workout

front lever full

Une autre possibilité est d’utiliser un parc de jeu ou encore les infrastructures d’un parcours santé. Le cadre est déjà plus adapté à une pratique soutenue. En revanche, n’abusez pas des parcs de jeux. Il s’agit avant tout d’un espace ludique dédié aux enfants. Il convient donc de s’y entraîner uniquement si cela ne les dérange pas dans leur jeu. Pour les parcours santé, c’est autre chose, allez-y à fond ! Avec une barre de traction et des barres parallèles, vous pouvez faire 95 % de ce que le street workout vous offre en termes de panel technique.

Dernière possibilité, le meilleur pour la fin : un parc de street workout. Ce genre de parc dédié uniquement à la pratique du calisthenics fleuri un peu partout. C’est vraiment le meilleur choix. Les structures de street workout sont développées exprès pour la discipline. L’environnement est plus sécurisé et vous ne dérangez pas les gens sur le site. De plus, il s’agit souvent d’un lieu de réunion de plusieurs amateurs de la discipline. Ce dernier point est de loin le plus important. Le street est certes une discipline individuelle, mais l’esprit est profondément collectif ! C’est un sport basé sur le partage et l’échange. Rien ne vaut l’apprentissage et la pratique en groupe. Elle permet de réduire les risques, de partager matériel et conseils, mais surtout, de laisser l’esprit de groupe vous galvaniser.

Street Workout : avec ou sans matériel ?

matériel street workout

En réalité, tout dépendra de votre pratique et de ce à quoi vous aspirez. Cela dépendra également du lieu d’entraînement, comme vu précédemment. En effet, si vous vous entraînez dans un parc dédié, les barres de tractions et barres parallèles seront déjà sur place. Si par ailleurs, vous vous entrainez plutôt à la maison, il faudra en acquérir.

En théorie, on peut partir du principe que vous n’avez pas besoin de matériel. En pratique, si vous souhaitez vraiment développer votre niveau et vous investir dans la discipline, il vous faudra un peu de matériel. Voilà une liste relativement exhaustive d’un bon équipement de street workout.

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Les indispensables

élastiques

Les élastiques. Dans la plupart des cas, vous n’aurez pas la force pour réaliser une figure au premier essai. Il vous faudra donc vous délester un peu, le temps d’acquérir la force et la technique nécessaire. C’est également intéressant pour servir de résistance dans différents exercices de renforcement. Il s’agit réellement d’un indispensable.

Les bandes de poignets. Plus encore que votre évolution, ce qui comptera, c’est votre intégrité physique. En effet, difficile de progresser si une blessure vous met sur le banc de touche, une semaine sur deux. Tenter un programme de street workout est une discipline exigeante et traumatisante pour le corps. Les bandes de poignets sont intéressantes, car elles soulagent vos articulations les plus sollicitées. Elles permettent ainsi de limiter les douleurs et les blessures, mais aussi de gagner en force sur certains mouvements.

Le lest. Il va forcément arriver un moment où la masse de votre corps ne représentera plus une masse suffisamment lourde pour être pertinente. Il faudra donc pouvoir vous lester pour gagner davantage en force. Pour cela trois écoles : les élastiques, une ceinture de lest ou un gilet lesté.

Les élastiques ont l’avantage d’être progressif dans la charge et constant dans la tension. En revanche, l’inconvénient est qu’il n’est pas toujours possible de se lester avec un élastique par souci d’installation.

La ceinture de lest avec des disques, présente l’intérêt d’être facilement adaptable et de bien faire reposer la charge sur le corps. À l’opposé, l’inconvénient majeur est que la charge à tendance à se balader.

Enfin, le gilet lesté est extrêmement pratique, car le poids est bien solidaire du corps. Cependant, il est la plupart du temps impossible ou compliqué de modifier son poids.

Le matériel utile mais pas indispensable

La magnésie. La magnésie permet d’avoir un meilleur grip sur la barre. Elle est notamment utile pour les rotations autour d’une barre. Cependant, vous pouvez très bien pratiquer sans magnésie.

Les barres parallèles. C’est utile en particulier pour travailler le handstand. Pourtant, ce n’est pas indispensable, car il y a toujours des barres parallèles sur un parc de street.

Les anneaux. Les anneaux permettent un travail spécifique plus proche de la gymnastique. C’est utile, mais ou peut largement s’en passer.

Les gants ou mitaines. Vous pouvez toujours vous couvrir les mains pour ne pas vous abimer. Cependant, vous risquez de manquer de grip et de ressenti vis-à-vis de la barre. En réalité, mieux vaut laisser la paume des mains se durcir peu à peu avec la pratique.

Street Workout, attention aux risques de blessure !

calisthenics handstand

Les petites blessures

On l’a déjà dit, le street workout est relativement éprouvant comme discipline. Cela vient du fait que la plupart des mouvements sont réalisés en hyper extension et en contraction dans le même temps. De plus, les différentes réceptions infligent des à-coups dans les muscles et les articulations. Les blessures les plus courantes seront les élongations, les tendinites et quelques déchirures relativement bénignes. Il faut donc faire attention à la réalisation des exercices.

Les blessures plus importantes

En revanche, si vous ne faites pas attention, vous risquez de plus graves déchirures ou des blessures tendineuses plus lourdes. Vous devriez également faire attention à votre coiffe des rotateurs (épaules). Tous ces risques résultent d’une mauvaise pratique ou d’une intensité mal gérée. Si vous avez déjà connu des traumatismes physiques importants par le passé, consultez préalablement un médecin. Celui-ci pourra vous donner des indications de précautions voire de contre-indications spécifiques.

Le plus grand risque de blessure, c’est la chute. Une barre de traction moyenne se situe environ à deux mètres de haut. En conséquence, la chute peut être brutale, surtout avec un peu de vitesse. Pour réduire ses risques, disposez votre matériel à bonne distance (2 mètres) de là où vous vous entraînez. Assurez-vous également que personne ne se trouve à l’endroit où vous évoluer afin de ne percuter personne. Enfin, si vous pouvez, n’hésitez pas à demander de l’aide lorsque vous vous entraînez sur une figure que vous ne maîtrisez pas encore.

Avant de rentrer dans le dur, échauffez-vous !

full planche street workout

Comme on vient de le voir, les facteurs de risque sont nombreux. Malgré tout, pas de panique. Comme on a pu le constater précédemment, ces facteurs peuvent être considérablement réduits. Parmi les solutions les plus efficaces, on retrouve un bon échauffement. Même si certains pratiquants se jettent à froid dans des figures complexes, ce n’est pas conseillé. Prenez plutôt dix bonnes minutes pour vous échauffer convenablement.

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L’échauffement articulaire

Prenez le temps de bien chauffer chaque articulation par des petites sollicitations comme des rotations ou des mises en tension. Si vous souhaitez ne rien oublier, partez du sommet du corps et descendez tranquillement. Voilà un exemple d’ordre d’échauffement articulaire.

10 rotations de tête dans les deux sens pour échauffer les cervicales
10 à 15 secondes de rotation de poignet mains jointes
30 secondes de rotation de coude de l’intérieur vers l’extérieur
20 rotations d’épaules dans les deux sens des deux côtés
10 secondes de rotation de buste
30 secondes de rotation de bassin
20 flexions de genoux (genoux joints et genoux tournés vers l’extérieur)
10 secondes de rotation de chevilles dans les deux sens de chaque côté

L’échauffement musculaire

Après les articulations, c’est au tour des muscles d’êtres préparés à l’effort. Pour ce faire, vous allez pouvoir réaliser un rapide petit circuit. Le but est de solliciter tout le corps. Un bon moyen est d’utiliser quelques élastiques pour vous échauffer tranquillement. Vous pouvez également enchaîner quelques pompes, squats, tractions, dips et un peu de gainage actif. L’objectif n’est pas du tout de se mettre dans le rouge, mais bien de s’échauffer. Par conséquent arrêtez vous à 50 % de votre max. Par exemple, si vous êtes capable de réaliser 10 tractions, n’en faites que 5. Cette deuxième partie va permettre de mettre le muscle en tension et en extension afin qu’il se prépare.

L’échauffement cardiaque

Le cœur est aussi un muscle. Au même titre que tous les autres, il doit être échauffé avant l’effort. Il va donc falloir faire monter un peu le rythme cardiaque. Normalement, les deux étapes précédentes ont déjà contribué à faire grimper le rythme. Cependant, il n’y a pas de mal à ajouter une ou deux petites minutes de saut à la corde, de petits sauts ou de montées de genoux.

Dix minutes, ça peut paraître beaucoup ou pas grand-chose, mais si ça peut vous éviter la blessure, ce n’est pas cher payé. De plus, bien s’échauffer est le gage d’une pratique durable dans le temps, mais aussi de meilleures performances.

Street Workout, place à l’entraînement

Maintenant que vous êtes chauds, vous allez pouvoir rentrer dans le dur. Quel programme pour le street workout ? La discipline se divise en trois catégories : le set and reps, le freestyle et les figures de force. La première catégorie, consiste en série de plusieurs répétitions d’exercices de base. En deuxième, on retrouve un enchaînement rapide d’évolutions techniques autour d’un agrès. Enfin, la troisième consiste à réaliser une posture de force et à la tenir dans la meilleure forme possible.

Afin de pouvoir évoluer en matière de figure et de freestyle, il va déjà vous falloir une bonne base physique. On va donc retrouver quelques pré-requis. Le plus important, c’est le nombre de tractions en prise large que vous êtes capable de réaliser. Afin de pouvoir commencer à attaquer l’apprentissage des figures, il vous faudrait déjà en comptabiliser 10. Il faudrait également être capable de faire une dizaine de dips et de pompes. Malgré cela, le critère majeur reste les tractions.

Et si le pré-requis n’est pas atteint ?

Si vous n’atteignez pas le pré-requis principal, il y a principalement deux causes (hors blessure et handicap). La première, c’est que votre masse est trop élevée. Plus vulgairement, vous êtes un peu trop gros pour le moment. La seconde, votre musculature n’est pas suffisamment développée pour vous tracter. À noter, il est également possible (voire très probable) que ce soit un mélange des deux.

Dans tous les cas, si vous n’atteignez pas le pré-requis, ne vous lancez pas dans le freestyle ou dans les figures de force. Vous ne feriez que vous dégouter de la discipline ou pire, vous blesser. Il faudra alors attaquer par le set and reps. La bonne nouvelle c’est qu’en passant par la case musculation au poids de corps, vous pourrez vite rattraper ça. Il peut être intéressant de perdre un peu de poids.

Le set and reps, pour forger un corps d’athlète

set and reps dips

Trois cas de figure s’offrent à vous. Première option, vous débutez et ne possédez pas une base physique. Il va donc falloir vous construire cette base pour la suite. Le set and reps sera votre pratique en soit.

Deuxième option, vous possédez une bonne base physique et pouvez déjà passer au freestyle et aux figures de force. Il faudra donc inclure un petit peu de set and reps pour développer votre physique afin de vous améliorer dans le reste. Le set and reps ne sera qu’un outil d’entraînement au service du reste.

Troisième option, vous possédez déjà un très bon niveau et souhaitez vous spécialiser dans ce domaine-là. Vous pratiquerez alors avec un objectif de nombre de répétition maximum (endurance) et/ou un lest maximum sur une rep (force).

Le set and reps pour débuter un programme de street workout

La première chose à faire est le constat de vos performances actuelles. Faîtes le détail du nombre de répétitions que vous êtes capable de faire dans chaque exercice de base. L’objectif principal à aller chercher sera les 10 tractions. Au départ, il possible que vous n’en passiez aucune.

Si vous n’en passez aucune, ou moins de 5, il faudra commencer avec un élastique qui soulagera une partie de votre poids. Attachez-le à la barre de traction et glissez vos pieds dedans pour être délesté.

Si vous en passez entre 6 et 10, entraînez vous en faisant des séries avec du repos entre chaque. Vous pouvez également utiliser des élastiques de moins en moins lourds pour progresser.

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La pyramide, un outil pour progresser

Dans le cas où vous vous trouveriez dans cette situation, le mieux est de faire des « pyramides » avec des gens du même niveau ou légèrement plus avancés. Une pyramide est un enchaînement d’exercices où l’on augmente le nombre de répétitions à chaque tour jusqu’à l’échec, avant de redescendre. Pendant qu’une personne fait son tour, les autres se reposent et tout le monde enchaîne en continue. Un programme de pyramide serait par exemple :

Premier tour : 1 pompe, 1 dips et 1 traction
Deuxième tour : 2 pompes, 2 dips et 2 tractions
Troisième tour : 3 pompes, 3 dips et 3 tractions

À continuer, jusqu’à l’échec. Après l’échec, vous redescendrez, c’est-à-dire que vous ferez la même chose, mais en diminuant d’une rep à chaque tour.

C’est une technique très efficace et ludique pour progresser et se motiver, en revanche, c’est relativement difficile. Il s’agit de l’étape la moins intéressante du street workout, car elle est dure et rébarbative. Cependant, il s’agit d’une étape nécessaire pour passer à la suite. Une fois que vous pourrez faire une dizaine de tractions propres en prise large, vous aurez passé le premier cap.

Le set and reps pour progresser dans sa pratique

Si vous atteignez déjà le stade des dix tractions ou que vous venez de terminer le stade précédent, vous pouvez attaquer le freestyle et les figures. Pour cela, il vous faudra de la force, de l’endurance et de l’explosivité. Il faudra donc continuer à pratiquer le set and reps, mais différemment. Il ne constituera plus la totalité de votre séance, mais seulement un quart ou un cinquième du temps passé.

Vous pourrez reprendre le principe de la pyramide, mais en démarrant plus haut et en incluant plus de trois exercices. Vous pourrez également faire du travail en lesté et en négatif. Pour le travail en négatif, il s’agit tout simplement de faire l’exercice à l’envers. Pour une traction, il s’agira donc de monter de manière explosive puis de retenir la descente. En ce qui concerne le travail lesté voilà une indication de pré-requis.

Muscle-up : plus de 5 en perfect form, vous pouvez prendre 5 kilos de lest
Tractions : plus de 10 en perfect form, vous pouvez vous lester entre 5 et 10 kilos
Dips : plus de 20 dips réalisés, vous pouvez ajouter  5 kilos de lest

Au fur et à mesure que vous progresserez en force, vous pourrez augmenter le poids de votre lest. Dans le cadre d’un entraînement incluant du freestyle et des figures de force, il faudra terminer par le set and reps. En effet, si vous commencez par le set and reps, vous n’aurez plus de force pour travailler le reste.

Le set and reps en tant que spécialité

set and reps dips lesté

Si vous avez déjà un très bon niveau et que vous souhaitez vous concentrer uniquement sur cette catégorie, vous pourrez viser deux objectifs. Soit, le nombre maximum de répétitions, c’est-à-dire un objectif d’endurance. Soit, le poids maximum de lest sur une répétition, c’est-à-dire un objectif de force.

Dans ce cas-là, vous allez pouvoir faire des pyramides également. Si vous visez l’endurance, vous ferez des pyramides en nombre de répétitions. Si vous visez la force, c’est uniquement le lest que vous changerez, il faudra également augmenter le temps de repos entre chaque tour. Dans tous les cas, il vous faudra adapter votre masse musculaire. En pratiquant le street workout, celle-ci évoluera en fonction de votre objectif.

Dans le cas où votre but serait de progresser en force ou en endurance, il faudrait idéalement vous concentrer sur l’un des deux car ce ne sont pas des objectifs compatibles. La force nécessitera un physique massif, l’endurance nécessitera un physique moins développé sur la balance.

Le freestyle, pour en mettre plein la vue

Entre musculation et gymnastique, le freestyle est plus spectaculaire, mais nécessite moins de force. Il faut davantage d’explosivité et de cardio. On peut noter qu’il faut également un minimum d’endurance. La première étape sera de vous familiariser avec l’espace et la barre. Il faudra apprendre à changer de direction et à perdre un peu ses repères au début. Il faut réussir à vaincre l’appréhension et à arriver à quitter la barre et à la reprendre en main.

La seconde partie sera plus dure, il faudra acquérir de la technique. Vous pourrez commencer par quelques balancements et quelques passages au-dessus de la barre. La suite sera une rotation autour de la barre pour prendre de la vitesse. Vous pourrez ensuite commencer à sauter par-dessus la barre et à vous rattraper. Ce n’est qu’un début, mais c’est ainsi que vous pourrez acquérir l’aisance pour évoluer.

Dès que vous aurez maitrisé les bases, vous pourrez vous lancer dans les saltos, les 360, etc. Mais il y a vraiment un gap important entre les bases et les figures avancées. Il vous faudra du temps pour passer de l’une à l’autre. Si une figure en particulier vous attire, n’hésitez pas à vous rapprocher d’une personne qui la réalise déjà pour recevoir des conseils. Le cas échéant, vous pouvez toujours trouver des tutos bien expliqués sur YouTube. Idéalement, il faudrait une salle pour s’entraîner au freestyle, avec des tapis de gymnastique pour amortir les chutes.

Les figures de force, cœur du street workout

Si vous avez envie de commencer le street workout, c’est peut-être parce que vous avez vu un de ces champions qui semblent défier la gravité. On ne va pas se mentir, être capable de faire le drapeau au pied levé sur un poteau de signalisation, ça en jette un max ! Les figures de forces sont peut-être les défis les plus stimulants que le street puisse offrir.

Dans cette partie nous n’aborderons que les figures phares du street workout. Par conséquent, nous n’aborderons pas (ou peu) les variantes, ni les figures inhumaines. Et puis entre nous, qui avait prévu de passer des muscle-up à un bras ? Certains mouvements restent presque inaccessibles pour la majorité des gens.

Les premiers mouvements à maîtriser en street workout

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Handstand :

Le premier mouvement maitrisable est le handstand. En termes plus franchouillards, le poirier. Il est facilement maîtrisable, car il ne nécessite pas vraiment de force, mais surtout de l’équilibre et de la proprioception. C’est un mouvement qui sera notamment utile plus tard, pour acquérir la full planche.

Back-lever :

Parmi les premiers mouvements, on va également retrouver le back-lever. Il se décompose en plusieurs stades d’évolution : la tuck, la tuck advanced, le back-lever jambes écartées et enfin, le back-lever perfect form. Il existe aussi une variante à un bras, mais elle n’est pas forcément beaucoup pratiquée.

Muscle-up :

Troisièmement, le muscle-up. Ce n’est pas vraiment un mouvement facile, mais il existe plusieurs méthodes pour le passer. En fonction de la technique utilisée, il faudra plus ou moins de force. Pour avoir un muscle-up perfect form en force, il vous faudra un peu d’entraînement. Une fois le premier passé, le but sera de réussir à les enchaîner.

Les mouvements plus difficiles

front lever perfect form

Front-lever :

Le front lever, symbole du street workout. C’est LA figure que tout le monde veut. Tout dépend d’où vous partez et de votre assiduité, mais il vous faudra certainement plusieurs mois pour l’acquérir parfaitement. Il se décompose comme le back-lever, tuck, tuck advanced, front lever jambes écartées et enfin front lever perfect form. Il existe une variante à un bras, mais elle est proprement inhumaine à réaliser.

Human-flag :

Le human flag ou drapeau, c’est l’autre étendard du street workout. Il s’agit de se positionner le corps perpendiculaire à un poteau. La figure n’est pas impossible, mais il faut un excellent gainage et un grip puissant. Avant de tenter sur un poteau, il vaut mieux l’avoir sur une échelle. Le plus simple reste de le travailler en négatif, c’est-à-dire en partant du haut puis en descendant petit à petit. Pour passer au poteau, il faudra plus de grip pour empêcher la rotation naturelle du corps.

Dragon-flag :

Le dragon flag, il s’agit du petit frère du front lever. C’est un exercice qui est un bon préambule au front. Il permet notamment de renforcer sa sangle abdominale. Pour info, c’était l’exercice préféré de Bruce Lee ; qui, on vous le concède, n’a pas forcément de rapport avec le street workout. Mais l’anecdote est cool à raconter à des amis !

Les figures de haut niveau en street workout

full planche

Full planche :

full planche étapes

La full planche, il s’agit de la figure mythique du street workout, celle qui interloque et fait rêver les fans absolus de la discipline. Elle n’est pas inatteignable, mais une chose est sûre, vous ne la débloquerez pas par accident. Cette figure, c’est un gap, un pallier. Dans un parcours de street workout, il y a un avant et un après full planche. C’est un peu la figure qui sépare les gens qui ont un bon physique et une certaine maîtrise, de ceux qui ont vendu leurs âmes au dieu du street. Il faut plusieurs mois voire années avant de la maîtriser correctement.

Heffesto :

Autre figure qui nécessite un haut niveau : l’heffesto. Il s’agit en gros de partir de la position du back-lever pour revenir s’asseoir sur la barre. En plus d’une force colossale, cette figure nécessite une mobilité d’épaule hors du commun. Elle présente également un réel risque de blessure.

Au-delà, il existe encore d’autres figures, plus dures, plus techniques, plus impressionnantes et surtout, plus inaccessibles. Nous sommes ici à la frontière entre l’excellent pratiquant et le champion/l’élu. Pour les plus curieux d’entre vous, voici quelques noms de figures sensationnelles à rechercher sur YouTube : l’impossible dips, la entrada de angel, la maltese, le victorian.

Street workout, les tips du pro

Afin de faciliter un certain nombre d’exercices, il est un important d’avoir du grip, comprenez une importante force de préhension. Pour cela, vous pouvez vous entrainer spécifiquement. Il existe des balles ou des anneaux à écraser avec votre poigne pour progresser en force dans les mains. De plus, il est aussi possible de faire des tractions claquées. En parallèle, des petits exercices simples comme le balancement ou sauter et attraper la barre peuvent vous aider à améliorer ce point.

Pour avoir de l’énergie durant la séance, il est assez courant de consommer des boissons énergisantes durant l’entraînement. Il ne faut pas en abuser, mais les excitants présents à l’intérieur peuvent vous booster un peu pour votre séance. Cependant, veillez à ne pas consommer n’importe quoi et à consulter en cas de doutes notamment cardiaques.

Encore plus de tips street workout…

parc street workout front lever

Le poids ça compte. En fonction de votre pratique, il peut être intéressant de faire une petite sèche pour perdre 3 ou 4 kilos superflus. Le street workout c’est avant tout de la force relative, c’est-à-dire votre force brute par rapport à votre poids. Il est parfois plus facile de perdre un peu de poids que de prendre un peu de muscle. Sachant que le muscle pèse aussi, il faut trouver un équilibre sain.

La mobilité. C’est l’un des aspects à ne pas négliger. Plus grande sera votre mobilité, plus vous serez fluide dans vos mouvements. Vous limiterez également le risque de blessure.

Le repos. Le repos est une phase importante de la pratique, essayez au maximum de prendre du repos entre vos séances. Le but est de ne pas vous surmener, cela serait fortement improductif et vous perdriez du temps.

Dernier conseil, écoutez votre corps (mais pas trop). Au fur et à mesure que vous dompterez votre corps, vous apprendrez à le connaître. Sachez différencier effort et douleur afin de ne pas pousser trop loin.

Remerciements

Merci à Alexandre Lescot pour sa collaboration à cet article. Merci à ce fanatique du street workout dont l’exceptionnel niveau n’a d’égal que son acharnement et son investissement dans sa discipline de cœur. La légende raconte qu’il campe à deux pas du parc de street pour s’entraîner à toute heure et qu’il rêve de calisthenics la nuit…

Zoltàn Mayer


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